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ConcertAction Femmes Estrie

 
POURQUOI CETTE REVENDICATION?
POUR ALLER PLUS LOIN...

Plusieurs changements ont eu lieu concernant différents aspects de la vie en société. Il n’y a qu’à penser à la présence massive des femmes sur le marché du travail, aux transformations dans la composition et la dynamique familiales, au vieillissement de la population québécoise, aux nouvelles répartitions des rôles attribués aux membres de la famille ainsi qu’aux bouleversements dans le monde du travail. De plus, la précarisation du travail s’accentue, notamment avec plus du tiers des emplois atypiques et qui  rendent difficile de prévoir adéquatement le temps de travail et les revenus.

 

Malgré ces grandes transformations, les femmes portent encore aujourd’hui un fardeau plus lourd vis-à-vis de la conciliation famille-études-travail. Ainsi, moins de 10% des congés parentaux sont pris par des pères, les femmes sont beaucoup plus nombreuses à diminuer leurs heures de travail pour des raisons familiales et peu d’hommes se prévalent des mesures offertes dans des entreprises pour faciliter les responsabilités familiales et le travail.

 

La conciliation famille-études-travail fait référence à plusieurs responsabilités souvent difficiles à harmoniser : la vie personnelle, la famille immédiate et la famille élargie, le travail rémunéré, à temps plein, à temps partiel et atypique, le travail invisible et le temps de formation ou d’études. L'adoption d'une loi-cadre visant à promouvoir et à soutenir celle-ci aurait l'avantage de favoriser le maintien en emploi des parents et des proches aidantEs, en particulier les femmes,

 

de diminuer la précarité en emploi et d'obliger les employeurs à mettre en place des mesures de conciliation adaptées à chaque milieu de travail. Cette loi-cadre devra s’appliquer tant au secteur privé qu’aux secteurs public, parapublic et des organismes gouvernementaux.

 

De nouvelles mesures en conciliation famille-études-travail doivent répondre aux besoins des travailleuses et des travailleurs ainsi qu’à ceux des parents-étudiants. Elles doivent s’appliquer sur une adhésion volontaire pour ne pas appauvrir celles et ceux qui désirent s’en prévaloir. La loi-cadre doit aussi être accompagnée dès sa mise en vigueur, d’une vaste campagne de sensibilisation et d’information, tant auprès des travailleuses et des travailleurs que de la population en général pour faire connaître ses objectifs.

 

Plateforme politique pour faire face aux nouveaux défis, Coalition pour la famille-travail-études (2016)
► Conciliation famille-études-travail en Estrie : Portrait et stratégie d'action, un projet de ConcertAction femmes Estrie et CIME
Lorsque la famille et les études ne riment plus : des centres de formation s'organisent,  guide à l'intention des parents aux études, par le Centre d’intégration au marché de l’emploi (CIME)
Outils et documentation en Conciliation famille-travail-études, Gouvernement du Québec
Conférence de Micheline Laplante, conseillère syndicale et coordonnatrice nationale à la condition féminine, CSD Richelieu-Yamaska (2016) [vidéo]
► La conciliation travail-famille: un concept récent, conférence prononcée par Marilyse Hamelin, gestionnaire de communauté, organisée par l'AFEAS

En 2016, les femmes se sont absentées en moyenne 74 heures pour des obligations personnelles ou familiales alors que chez les hommes, la moyenne était moins de 20 heures. Si l’employeur offrait des jours de congé payé pour raisons familiales à toutes et tous, la répartition équitable des tâches domestiques entre les femmes et les hommes serait facilitée. C’est ce que l’instauration du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) a permis à l’égard des congés parentaux. Connaître ses horaires 5 jours à l’avance ou encore bénéficier de 10 jours de congé payé pour cause de maladie ou de responsabilité familiale ; ce sont de telles mesures qu’une loi-cadre peut déterminer et exiger pour une égalité de traitement de toutes les travailleuses.

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