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ConcertAction Femmes Estrie

 
POURQUOI CETTE REVENDICATION?

Les femmes sont les plus grandes utilisatrices des services de santé et de services sociaux : les grandes étapes de leurs vies (contraception, grossesse et ménopause) ont été médicalisées. Leurs dépenses en santé sont donc plus élevées que celles des hommes. Or, les femmes sont en moyenne plus pauvres que ces derniers et cette pauvreté a des impacts négatifs sur leurs conditions de vie.

 

De plus, les femmes sont particulièrement visées par la violence conjugale et la violence sexuelle, ce qui augmente leurs besoins d’interventions psychosociales. Finalement, l’avancement en âge des femmes est un facteur non-négligeable à considérer dans l’offre de services en santé et en services sociaux. Comme elles ont une espérance de vie plus élevée, un plus grand nombre d’entre elles vivront seules et possiblement dans une situation financière précaire, les femmes aînées ayant un revenu équivalent à 59% de celui des hommes de même âge. Une attention particulière devra être portée pour répondre à leurs besoins spécifiques.

 

D’ailleurs, la Protectrice du citoyen évoquait récemment plusieurs plaintes concernant les délais d’attente trop longs pour obtenir des services de première ligne, notamment des suivis en psychothérapie, alors que ces services ne sont pas accessibles dans tous les établissements, n’étant pas couverts par le régime public d’assurance maladie. Certains établissements décident tout de même de les fournir à même leur budget de fonctionnement, d’autres non, d’où des disparités dans la prestation des soins et de graves iniquités entre les personnes.

Pourtant, l’un des principaux moyens d’améliorer la santé des femmes est d’éliminer les obstacles financiers aux soins qui y sont reliés.

 

Pour un traitement juste et égalitaire pour toutes, des améliorations notables doivent avoir lieu :

 

► Un continuum de services en santé et services sociaux qui tient compte de l’analyse féministe intersectionnelle, des particularités des besoins des femmes en santé sexuelle et génésique ainsi que du vécu des femmes aux trajectoires de vie diverses (itinérance, violence conjugale, consommation, troubles de santé mentale, etc.);

 

► Une accessibilité universelle offerte aux femmes en situation de handicap en adaptant l’équipement médical, notamment lors d’examens gynécologiques ou de mammographies;

 

► Une meilleure accessibilité et adaptation des services pour les femmes et les filles des communautés culturelles, notamment dans la traduction des outils de prévention et d’intervention;

 

► L’arrêt de l’utilisation d’électrochocs comme traitement aux problèmes de santé mentale : l’Estrie est la deuxième région au Québec où le nombre d’électrochocs est le plus élevé, surtout au CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke;

► Une priorisation des interventions de type psychosocial préalablement à des interventions de type psychiatrique.

POUR ALLER PLUS LOIN...
► Avis au ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec, par le Comité qualité de vie de VIGIE-Estrie, coordonné par ConcertAction femmes Estrie (2017)
► Santé mentale au Québec : les organismes communautaires de femmes à la croisée des chemins, enquête du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
Diaporama de présentation de l'avis pour une approche spécifique de la santé des femmes, par la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-St-Laurent
► Les électrochocs : Etat des lieux, par Action Autonomie - Comité Parechocs
Avis : Santé mentale des aînées et surmédication, par le Comité aviseur sur les conditions de vie des femmes (TCGFBSL)
Avis : Femmes et santé : plaidoyer pour un accès ouvert à la première ligne médicale, par le Conseil du statut de la femme

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