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ConcertAction Femmes Estrie

 
POURQUOI CETTE REVENDICATION?
POUR ALLER PLUS LOIN...

Le gouvernement a annoncé cette année des surplus record de 4,49 milliards de dollars. Rappelons que ces surplus budgétaires sont le fruit d’une ère d’austérité ayant des conséquences catastrophiques sur nos services de santé et nos services publics. Ses nombreuses compressions ont appauvri davantage les femmes et les personnes les plus marginalisées, en plus de détériorer les conditions de travail de milliers de travailleuses et de travailleurs et d’accentuer leur précarité.

 

Les dernières réformes de l’aide sociale tendent à rendre cette aide de dernier recours toujours plus conditionnelle et insuffisante. Les prestations de retraite ne permettent pas de sortir de la pauvreté, surtout pour les femmes qui comptent plus de périodes passées en dehors du marché du travail. La tarification et la privatisation des services publics continuent de gagner du terrain et de gruger le budget des ménages. La modulation des tarifs des services de garde ont appauvrit les familles, qui ont dû faire face à un choc tarifaire… la liste des compressions est longue.

 

L’implantation d’un revenu social universel garanti (RSUG), suffisant pour couvrir les besoins de base, offre des avantages liés à la sortie des femmes de la pauvreté en permettant les conditions de base vers une meilleure autonomie financière et une plus grande liberté de choix. Il rend plus facile le refus d’emplois dont les conditions de travail sont mauvaises et a un impact positif sur la qualité des emplois offerts.  

 

Le RSUG est un modèle de revenu de citoyenneté puisqu’il renvoie à l’intention de redonner une dignité aux personnes. Ce revenu permet aussi une reconnaissance financière des implications des femmes et du travail invisible accompli. Il s’agit d’un revenu garanti, donc non-saisissable, non-imposable. Il n’y a que les revenus supplémentaires qui pourraient l’être ; ceux découlant d’un revenu de travail par exemple. Mieux encore, le RSUG serait versé à l’individu et non à la famille. Cette particularité est importante afin de s’assurer que les femmes ne se retrouvent pas pénalisées financièrement et qu’elles aient un revenu indépendamment de leur situation maritale.

 

Cette allocation ne viendrait pas seule : le RSUG est conditionnel à l’accessibilité et la gratuité des services publics, entre autres dans les domaines d’éducation, de services sociaux et de santé. Rappelons que les femmes composent les deux tiers des emplois dans le secteur public et qu’elles en sont les plus grandes usagères. Ce sont aussi elles qui sont les plus nombreuses à utiliser les agences de placement et à travailler dans les ressources intermédiaires et les services de garde privés, des emplois plus précaires et moins bien rémunérés que ceux du réseau public.

 

L’objectif du RSUG est l’atteinte d’un projet de société plus égalitaire. Il ne doit donc pas servir au désengagement de l’État, mais bien à son renforcement.

► Outil de réflexion et de positionnement sur le Revenu Minimum Garanti, par le Comité Féminisme, bien vivre, écologie et économie de la Fédération des femmes du Québec
Viser la justice sociale, campagne de la Coalition Main Rouge (dépliants, guides d'animation, fiches d'éducation populaire, etc.)
Argumentaire pour l’instauration d’un Revenu social universel garanti, par le Front commun des personnes assistées sociales et Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au Québec
Revenu minimum garanti : trois études de cas, par l'Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)

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