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ConcertAction Femmes Estrie

Webdiffusion du panel de discussion dans le cadre de la Rencontre internationale "Femmes en résistance face à l'extractivisme" qui a eu lieu à Montréal le 28 avril 2018 : 

Animé par Viviane Michel, Femmes autochtones du Québec

► Beverly Longid, Mouvement des peuples autochtones pour l’auto-détermination et la libération, Philippines
► Loretta Williams, Femmes des Premières Nations pour les mines responsables (FNWARM), Peuple Xeni Gwet’in (British Colombia, Canada)
► Dominique Le Roux, Femmes africaines unies contre l’extraction destructive des ressources -WoMin, Afrique du Sud
► Bertha Zúniga Cáceres, Conseil civique d’organisations populaires et autochtones du Honduras (COPINH), Honduras

Regarder sur youtube;
✅ Regarder à partir du site de l'événement;

Page facebook de l'événement.

 

Le 28 avril 2018, une quarantaine de femmes défenseures de la vie, de l'environnement, de l'eau et des traditions et territoires ancestraux se sont rencontrées à Montréal pour partager leurs expériences et leurs stratégies de résistance et pour dénoncer les menaces qu'elles affrontent. Elles viendront du Québec, du Canada, du Chili, du Brésil, du Pérou, de la Bolivie, d'Équateur, de la Colombie, du Honduras, du Guatemala, du Mexique, du Cambodge, de la Turquie, des Philippines, de Papouasie Nouvelle-Guinée, d'Afrique du Sud, de Tanzanie et du Zimbabwe.

Manifestons notre solidarité avec elles en prenant connaissance de leurs luttes et de la rencontre internationale Femmes en résistance face à l’extractivisme : Pour la construction de stratégies collectives.

Bonne écoute!

Télécharger l'outil produit par la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Il ne suffit pas de se dire féministe et environnementaliste — Un discours prononcé lors de la manif contre le G7

Par la Fédération des femmes du Québec, 10 juin 2018


Lire le discours;

✅ Regarder la vidéo du discours.

Qu'est-ce que l'écoféminisme?
 

Agression industrielle et agression physique, destruction environnementale et violence des hommes à l’encontre des femmes… L’écoféminisme analyse conjointement les notions de capitalisme et de patriarcat et constitue un large mouvement qui s’étend à travers le monde et qui vise à redonner des droits aux femmes et à la Planète.

L’écoféminisme est un mouvement et un courant de pensée né en 1974, sous la plume de Françoise d’Eaubonne qui écrit ce terme pour la première fois dans son ouvrage Le Féminisme ou la mort.

 

Les principes sont même un peu plus anciens puisqu’ils ont été énoncés dès 1962 dans le livre de l’auteure américaine Rachel Carson, Silent Spring (Printemps Silencieux). Le livre a d’ailleurs eu un fort retentissement aux États-Unis car, en plus de faire bouger les consciences, il a contribué à l’interdiction du DDT, l’un des premiers pesticides.

L’écoféminisme est donc une pensée dans laquelle se rejoignent écologie et féminisme. Les adeptes du courant expliquent qu’il existe un lien entre l’écologie et le féminisme, parce que les deux renferment à chaque fois deux notions parallèles, parfois opposées ou complémentaires. On peut ainsi établir des parallèles entre féminin / masculin, humain / nature, raison / émotion ….

Les écoféministes pensent que les comportements de domination et d’oppression que subissent les femmes sont les mêmes que ceux que subit l’environnement de la part des Hommes, cette fois-ci avec un grand H.

Pour aller plus loin :

Entrevue d'éducation populaire avec Maude Prud'Homme, militante écoféministe impliquée dans le mouvement Tache d’huile, en Gaspésie, luttant contre le développement d’hydrocarbure dans la région et au sein du Réseau québécois des groupes écologistes.

Faire partie du monde. Réflexions écoféministes. (Collectif, éditions remue-ménage, 2017)

Projet Des-Terres-Minées.

À l’heure où des crises environnementales, économiques, politiques et humanitaires se croisent et menacent jusqu’à la vie sur Terre, il est troublant de constater que nous ne faisons toujours pas de la défense du vivant une priorité. Et si le travail de soin, les modes de vie égalitaires et durables souffraient du même mépris qui a longtemps occulté le savoir et l’action des femmes? Ce livre postule l’urgence de l’écoféminisme. Comprendre les similitudes dans le fonctionnement du patriarcat et de l’exploitation de la nature permet de revaloriser de puissantes stratégies de résistance. 

 

Les auteures de ce recueil réfléchissent à la décentralisation du pouvoir, à la décolonisation, aux droits des animaux, à la crise de la reproduction, aux grands projets d’exploitation des ressources, au retour à la terre, à la financiarisation du vivant, à la justice entre générations. Toutes sont engagées sur plusieurs fronts pour freiner la destruction du monde. Et pensent que nous n’y arriverons pas sans rompre radicalement avec l’idéologie de domination.